A propos ...

Audry Esprint n’est pas mon vrai nom, mais l’anagramme de mon réel patronyme. J’ai 24 ans et aussi loin que puisse remonter ma mémoire, il y a toujours eu des livres dans ma vie.  Ma mère me lisait des contes et mon père l’Ancien Testament de la Bible, ce qui a sans doute déterminé deux de mes passions précoces (qui ne m’ont jamais vraiment quittée) : les princesses et les pharaons momifiés.  Dès que j’ai su déchiffrer les mots et les phrases sur mes ouvrages, les rôles se sont inversés et j’étais fière de lire des histoires à mes parents, en y mettant le ton et vivant le texte que je parcourais des yeux. Aussi, j’ai vite atterri à l’âge de 6 dans une troupe de théâtre, vagabonde et géniale, de laquelle j’ai dû me défaire le cœur lourd dix ans plus tard.

Les livres et les bonnes histoires m’ont toujours accompagnée. Dans mes loisirs, comme dans mes études. Après un baccalauréat littéraire, j’ai suivi ma passion jusqu’en licence de Lettres Modernes puis jusqu’en Master à l’intitulé nébuleux (Imaginaires et Genèses littéraires) après lequel j’ai pris une année de pause en pensant me consacrer à mes petits projets trop longtemps remis au lendemain avant de poursuivre mon cursus en thèse. Cette année fut d’une richesse incroyable, j’y ai appris énormément de choses et surtout j’ai entrepris ! J’ai lancé ma chaîne youtube, le présent blog, j’ai fondé Magic Mirror éditions, j’ai écrit mon premier roman et entamé le deuxième … Tant et si bien que la thèse attendra encore un peu 😉

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Qui suis-je ?

Je n’aime pas et je ne sais pas parler de moi, alors je préfère vous soumettre mon portrait chinois inversé, élaboré lors d’un atelier d’écriture :

Si j’étais une saveur, je ne serais pas de celles trop épicées qui allument un brasier dans les palais, je ne voudrais pas avoir le goût iodé des plats trop salés, ni la fadeur hautaine du concombre. Je serais sucrée, ronde, douce, comme une gourmandise grignotée en cachette, savourée avec les délices de la transgression et un arrière-goût d’enfance.

Si j’étais une caresse, je ne serais pas un baiser langoureux. Trop commun. Trop impersonnel. Je ne serais ni une étreinte puissante qui fait chavirer le cœur, ni une main parcourant une épaule dénudée. Je préférerais être un doigt chaste et discret qui s’enroule autour d’une mèche de cheveux et qui engendre des salves de frissons.

Si j’étais une musique, je ne serais pas un de ces chants barbares où le chanteur vomit ses cordes vocales sur le micro, aidé du hurlement des guitares et du tintamarre de la batterie. Je ne voudrais pas être non plus une de ces musiques populaires aux paroles soit vides de sens, soit trop engagées. Je ne serais surtout pas une chanson d’amour. Je voudrais être un morceau de piano, court, simple et mélancolique.

Si j’étais un mot, je ne serais pas un mot trop technique, ni un de ces mots nouveaux issus de l’anglais, ni ceux au sens lointain nés du latin ou du grec. Je ne serais certainement pas un verbe ou un pronom. Je ne serais pas un mot vulgaire, ni un nom commun usé du quotidien. Je ne serais pas un mot trop long dont on oublie l’orthographe. Pour être sincère je voudrais être un mot précieux, un mot d’une langue connue par moi seule.