La Mémoire de Babel, entre souvenirs et renouveau

Trouver les mots pour se plaindre d’une déception est chose aisée (suivez mon regard), dégoter ceux pour décrire un moment de grâce peut parfois se révéler bien plus compliqué. Non non, ce n’est pas une excuse pour justifier mes quatre mois de retard concernant cette lecture 😉.


Le jour de la sortie en librairie de La Mémoire de Babel, je me suis retrouvée avec cette somptueuse couverture entre mes mains fébriles et, contre toutes attentes, j’ai pris mon temps. J’ai savouré chaque mot de ce tome, pour faire durer le plaisir mais aussi car j’avais quelques appréhensions. Après mon coup de foudre pour Les Fiancés de l’Hiver et mon coup de cœur renouvelé pour Les Disparus du Clairdelune, je craignais que le contrecoup de mon attente immense pour le tome 3 soit une déception bien sentie, j’avais peur de Christelle Dabos nous serve la recette qui a déjà fonctionné sans se renouveler  Comme j’étais naïve !

Une fois de plus, l’auteure nous prend par la main et nous plonge avec une facilité déconcertante dans son univers enchanteur. Elle réussit à trouver un équilibre subtil entre la nouveauté et ce qui nous attache aux premiers tomes : nous découvrons avec Ophélie une nouvelle arche peuplée de personnages inconnus et cernée par des enjeux renouvelés. Et pourtant, nous retrouvons certaines familiarités, certains parallèles narratifs avec les premiers tomes qui mettent du baume au cœur aux puristes de la saga : Ophélie se voit projetée dans un contexte hostile qu’elle doit apprivoiser (comme la cours du Clairdelune), on retrouve avec délectation un Thorn froid et distant (mais pour de nouvelles raisons) dont on attend chaque apparition avec impatience, les lieux d’action sont pittoresques et on éprouve une joie incommensurable à rejoindre parfois les personnages du Pôle.

Si je suis personnellement plus attachée au Pôle, Babel se trouve être haute en couleur et parfaitement bien construite avec un imaginaire et une identité visuelle entre steampunk et mythologie qui lui est propre. L’auteure nous prouve une fois de plus qu’elle sait mettre sa plume fine au service de son imagination folle. Et le résultat est beau.

La tournure plus sombre que prend l’intrigue est des plus appréciables : les enjeux globaux se précisent, et certaines scènes m’ont faite frissonner  Tout est entrecroisé, ultra-réfléchi, profond, tout se complexifie, le résultat en est vertigineux et impressionnant.

Le personnage d’Ophélie évolue sans pour autant devenir une super-héroïne badass et mon dieu ce que ça fait du bien !

La révélation finale tout comme la scène ultime sont juste magistrales  Mon seul regret ? Que cette saga se termine au tome prochain.

Avez-vous lu La Mémoire de Babel ? Qu’en avez-vous pensé ?

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